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    Home » Franchise assurance définition et explications simples
    Assurance

    Franchise assurance définition et explications simples

    BalthazarBy Balthazar9 avril 2026Updated:9 avril 2026Aucun commentaire20 Mins Read
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    Quand on signe un contrat d’assurance, on regarde souvent en premier le prix de la prime, le niveau de garantie, éventuellement les exclusions. La franchise, elle, passe souvent au second plan. Pourtant, une mauvaise compréhension de la franchise en assurance peut vous coûter beaucoup plus cher au moment du sinistre que quelques euros économisés sur votre cotisation annuelle. La franchise n’est pas un détail technique : c’est un levier majeur pour maîtriser le coût réel de votre protection, que ce soit en auto, en habitation ou dans d’autres assurances.

    Sur AssurancesComparatif.fr, l’objectif est simple : vous donner des repères clairs pour comparer, comprendre et négocier vos contrats. Pour cela, il faut partir de notre guide complet sur la définition de la franchise en assurance, puis aller sur le terrain : comment elle fonctionne dans votre assurance auto, dans votre assurance habitation, comment le montant de la franchise influence votre indemnisation, et comment des options comme le rachat de franchise peuvent changer l’équation.

    Vous verrez que la franchise n’est pas « bonne » ou « mauvaise » en soi. Elle est cohérente ou non avec votre situation, vos finances, votre tolérance au risque et vos habitudes de vie. Un conducteur urbain qui stationne dans la rue n’a pas les mêmes besoins qu’un retraité qui roule peu ; un locataire en appartement n’a pas les mêmes risques qu’un propriétaire de maison avec jardin. Dans chacun de ces cas, la bonne compréhension de la franchise vous permet d’optimiser votre budget sans sacrifier votre sécurité financière.

    Nous allons donc décortiquer la franchise assurance, donner une définition opérationnelle, détailler les principaux types de franchise, et surtout illustrer avec des exemples chiffrés. L’objectif : que vous soyez capable, à la fin de cette lecture, de lire une police d’assurance et de dire si le niveau de franchise proposé est adapté à vos besoins, s’il est négociable, et quelles sont les marges de manœuvre pour payer moins sans vous mettre en danger.

    Franchise assurance : définition précise et enjeux pour votre contrat

    Dans une police d’assurance, la franchise est la part du sinistre qui reste systématiquement à votre charge. Autrement dit, c’est le montant que vous ne serez pas remboursé par l’assureur, même si la garantie est bien prévue au contrat et même si le sinistre est parfaitement reconnu. C’est une façon de partager le risque entre vous et la compagnie d’assurances.

    La définition technique est simple : la franchise est un seuil financier, exprimé en montant fixe (par exemple 250 €) ou parfois en pourcentage, qui s’applique à chaque sinistre indemnisable. Le rôle de ce seuil est double :

    • Limiter la prise en charge des « petits » sinistres, administrativement coûteux pour l’assureur.
    • Responsabiliser l’assuré, en évitant qu’il déclare tout et n’importe quoi au premier dégât mineur.

    Concrètement, si votre contrat auto prévoit une franchise de 300 € pour les dommages matériels, et que vous causez un sinistre responsable évalué à 1 500 €, l’assureur vous indemnisera 1 200 € (1 500 € – 300 € de franchise). Si les dégâts sont de 250 €, inférieur au montant de la franchise, vous ne percevez rien, même si la garantie est bien activée.

    Cette mécanique peut sembler simple, mais les enjeux sont considérables dans la durée. En effet, plus la franchise est élevée, plus la prime annuelle est généralement basse. C’est un arbitrage économique : vous acceptez de prendre davantage de risque financier dans chaque sinistre, en échange d’un coût d’assurance plus faible au quotidien. À l’inverse, une franchise très faible (voire inexistante) se traduit presque toujours par une prime plus élevée.

    Il est important de comprendre que la franchise s’applique « dans » la garantie : elle ne remplace pas la garantie, elle la limite. Vous pouvez ainsi avoir une très bonne garantie dégâts des eaux en habitation, avec de larges plafonds d’indemnisation, mais une franchise de 400 € qui vous obligera à absorber vous-même les petits dégâts (peinture, plinthes, parquet légèrement gonflé, etc.). Le contrat est bon sur le papier, mais il protège surtout contre les sinistres lourds.

    Autre point d’attention : la franchise se trouve parfois noyée dans les conditions particulières ou les conditions générales, en petits caractères. Au moment de comparer votre assurance auto ou votre assurance habitation, regardez systématiquement :

    • Le montant exact de la franchise pour chaque type de sinistre (bris de glace, vol, dégâts des eaux, incendie, responsabilité civile, etc.).
    • Les éventuelles franchises spécifiques (par exemple, une franchise plus élevée pour les catastrophes naturelles, imposée par la réglementation).
    • Les cas où aucune franchise ne s’applique (responsabilité civile corporelle de l’auto, par exemple).

    L’enjeu réel pour vous est simple : savoir combien vous devrez sortir de votre poche au pire moment, celui où vous venez d’être victime d’un sinistre. Une assurance « pas chère » peut se révéler redoutablement coûteuse si la franchise est mal calibrée. À l’inverse, accepter une franchise un peu plus haute peut permettre de réduire significativement votre prime, à condition que vous ayez une épargne de précaution pour absorber ce choc ponctuel.

    Les différents types de franchise en assurance et leur impact

    La franchise assurance ne se résume pas à un simple chiffre. Il existe plusieurs types de franchise, qui ne jouent pas tous de la même façon dans votre contrat. Comprendre ces mécanismes est essentiel pour éviter les mauvaises surprises au moment du sinistre.

    Le premier type, le plus courant, est la franchise fixe ou absolue. C’est celle que tout le monde a en tête : un montant déterminé à l’avance, par exemple 200 €, qui est déduit de l’indemnité à chaque sinistre. Si le sinistre coûte moins cher que la franchise, vous ne touchez rien. Simple, mais parfois rude : beaucoup d’assurés découvrent au mauvais moment que leur dégât mineur n’est « pas rentable » à déclarer.

    On trouve ensuite la franchise relative, parfois appelée franchise simple. Le principe : si le montant du sinistre est inférieur à la franchise, vous n’êtes pas indemnisé ; s’il est supérieur, l’assureur vous indemnise alors la totalité des dommages, sans déduction. Exemple : franchise relative de 300 €. Pour un sinistre à 250 €, aucun remboursement. Pour un sinistre à 1 000 €, indemnisation de 1 000 €. Ce mécanisme est plus favorable pour les sinistres importants, mais plutôt rare en assurance auto et davantage présent sur certains contrats professionnels ou garanties spécifiques.

    Autre variation : la franchise en pourcentage. Elle est fréquente dans certaines assurances de personnes ou garanties financières. Par exemple, une franchise de 10 % du montant du sinistre, avec un minimum et un maximum définis. Sinistre à 2 000 € : franchise de 200 € ; sinistre à 10 000 € : franchise de 1 000 €. Pour vous, cela signifie que la somme restant à charge augmente mécaniquement avec la gravité du sinistre. Il faut être particulièrement vigilant sur ce point, surtout lorsque les plafonds d’indemnisation sont élevés.

    Certains contrats introduisent des franchises « par période » ou « par événement ». En habitation, par exemple, une franchise unique peut s’appliquer à l’ensemble des dégâts d’un même sinistre (une inondation qui touche plusieurs pièces), même si plusieurs interventions sont nécessaires. À l’inverse, dans d’autres polices, une franchise peut s’appliquer par acte (par exemple, par jour d’hospitalisation pour certaines assurances santé). Lire la définition exacte dans les conditions générales est alors indispensable.

    Enfin, il existe des franchises spécifiques réglementaires. Par exemple, en France, pour les catastrophes naturelles, un montant minimal de franchise est imposé par l’État (sauf décision contraire pour des collectivités). Même si votre assureur est généreux, il ne peut pas descendre en dessous de ce plancher légal pour ce type de sinistre.

    L’impact de ces différents types de franchise sur votre situation réelle est loin d’être anecdotique. Deux contrats d’assurance auto ou habitation qui semblent très proches, au même prix, peuvent être radicalement différents si les franchises ne sont pas construites de la même façon. Avant de choisir, posez-vous ces questions très pratiques :

    • Dans ma vie quotidienne, suis-je plus exposé à des « petits » sinistres fréquents ou à des sinistres rares mais lourds ?
    • Ai-je une capacité financière immédiate pour absorber un montant important en cas de problème sérieux ?
    • Le type de franchise proposé correspond-il à la manière dont je veux partager le risque avec l’assureur ?

    Si vous êtes du genre à multiplier les petits accrochages en auto, une franchise fixe très élevée va vite devenir pénalisante. Si, au contraire, vous êtes prudent, que vous roulez peu, une franchise plus forte peut être un bon moyen d’optimiser votre prime. Tout l’enjeu est donc de choisir un montant et un type de franchise cohérents avec votre profil réel, pas avec un « client moyen » qui n’existe pas.

    Franchise en assurance auto : exemples chiffrés et pièges à éviter

    En assurance auto, la franchise est omniprésente. Elle concerne surtout les dommages matériels : collisions, vandalisme, incendie, vol, bris de glace… et c’est souvent là que les incompréhensions naissent entre l’assuré et la compagnie. Prenons le temps de détailler ce qui se passe réellement lorsque vous avez un sinistre avec votre véhicule.

    Commencez par regarder votre contrat : vous verrez que le montant de la franchise peut varier selon la nature du sinistre. Il n’est pas rare de trouver, dans une même police auto :

    • Une franchise de 250 € pour le bris de glace.
    • Une franchise de 400 € pour les dommages tous accidents.
    • Une franchise spécifique (voire majorée) en cas de conducteur non déclaré ou de prêt de volant.

    Imaginons une assurance auto tous risques avec une franchise de 400 € pour les dommages responsables. Vous heurtez un poteau en manœuvrant, dégâts : 2 000 € sur la carrosserie. L’assureur prend en charge la réparation à hauteur de 1 600 €, les 400 € restants étant à votre charge. Jusqu’ici, tout va bien. Mais supposons maintenant un sinistre à 450 €. L’assureur ne vous remboursera que 50 €. Dans de nombreux cas, vous choisirez de ne pas déclarer ce type de sinistre, car le jeu n’en vaut pas la chandelle, surtout si une déclaration influe sur votre bonus-malus.

    C’est là que la franchise en assurance auto devient stratégique. Une franchise trop élevée peut vous amener à renoncer à certains remboursements, transformant votre police en une sorte d’« assurance catastrophes » plus que d’outil de confort. À l’inverse, une franchise très basse rend chaque sinistre couvert, mais augmente sensiblement votre prime. Il faut donc raisonner non pas en théorie, mais en fonction de votre usage réel :

    • Vous roulez beaucoup, notamment en ville : exposition élevée aux petits accrochages, mieux vaut une franchise modérée.
    • Vous utilisez peu votre véhicule, stationnez dans un garage fermé : vous pouvez envisager une franchise plus élevée pour réduire vos cotisations.
    • Votre véhicule a une faible valeur et approche de la fin de sa vie : payer une prime importante pour une faible franchise n’est pas toujours rationnel.

    Un autre piège récurrent en auto concerne le vol et le vandalisme. Certains contrats prévoient des franchises spécifiques, parfois très élevées, sur ces garanties. Avant de signer, vérifiez la rubrique « garantie vol » et « garantie vandalisme » : le montant de franchise peut être différent de celui des « dommages tous accidents ». En pratique, c’est au moment où votre voiture disparaît ou est dégradée sur un parking que vous découvrez que 600 ou 800 € restent à votre charge.

    Enfin, n’oubliez pas le cas du conducteur non responsable. En France, lorsqu’un tiers identifié est responsable du sinistre et bien assuré, la garantie responsabilité civile de ce tiers doit couvrir vos dommages sans que votre franchise n’entre en jeu. La franchise concerne principalement les cas où l’assureur de l’auto indemnisée intervient au titre de ses garanties propres (tous risques, dommages collision, etc.), et non la responsabilité civile d’un tiers parfaitement identifié et en tort.

    Conseil pratique : lors d’un comparatif d’assurances auto, ne vous laissez pas hypnotiser par la seule prime. Prenez deux contrats proches en prix, mettez-les côte à côte, et notez noir sur blanc :

    • Les franchises pour les principaux sinistres (collision, bris de glace, vol, vandalisme).
    • Les conditions de majoration de franchise (jeune conducteur, prêt de volant, conduite accompagnée, etc.).
    • Les cas d’absence de franchise (responsabilité civile corporelle, assistance, etc.).

    C’est seulement en intégrant ces éléments que vous obtiendrez une vision fidèle du coût réel de votre assurance auto, au-delà de la simple cotisation annuelle.

    Franchise en assurance habitation : comment protéger au mieux votre logement

    En assurance habitation, la franchise joue un rôle tout aussi central, mais souvent encore plus mal compris. Les sinistres habitation mêlent dégâts matériels, intervention d’artisans, parfois relogement… autant d’éléments qui rendent la lecture de la police plus complexe. Pourtant, la logique reste la même : la franchise est ce qui restera à votre charge sur chaque sinistre couvert par une garantie.

    Les principaux types de sinistres en habitation où la franchise intervient sont :

    • Les dégâts des eaux (fuite, infiltration, rupture de canalisation).
    • L’incendie et l’explosion.
    • Le vol et le vandalisme.
    • Les événements climatiques (tempête, grêle, neige, parfois inondation).

    Imaginons un contrat avec une franchise de 350 € sur les dégâts des eaux. Une canalisation fuit, vous avez un plafond abîmé, quelques mètres carrés de parquet gonflés, un mur à repeindre. Le devis global pour remettre en état s’élève à 1 200 €. L’assureur vous indemnisera 850 €, les 350 € restants correspondant à votre franchise. Si, en revanche, le coût de réparation est de 300 €, inférieur à la franchise, vous ne recevrez rien.

    Ce type de situation se produit très souvent dans la réalité. Beaucoup d’assurés découvrent que les « petits dégâts » de la vie quotidienne sont presque entièrement pour eux. Ce n’est pas une anomalie, c’est la conséquence directe du niveau de franchise choisi (ou imposé) dans le contrat. Pour un propriétaire d’une grande maison avec installations complexes, ce peut être supportable ; pour un locataire avec un budget serré, beaucoup moins.

    Les franchises en assurance habitation peuvent aussi varier selon la nature du sinistre. Par exemple :

    • Franchise standard de 300 € pour les dégâts des eaux et incendie.
    • Franchise de 500 € pour les événements climatiques.
    • Franchise spécifique en cas de vol sans effraction clairement prouvée.

    Ajoutez à cela les franchises légales, notamment en matière de catastrophes naturelles, qui sont imposées par la réglementation et que votre assureur ne peut pas supprimer. Lors d’une inondation reconnue comme catastrophe naturelle, par exemple, vous aurez souvent une franchise minimale incompressible qui restera à votre charge, même avec un excellent contrat.

    Pour bien protéger votre habitation, vous devez donc arbitrer intelligemment. Baisser la franchise fait monter la prime, mais augmente l’utilité pratique de l’assurance au quotidien. La hausse de franchise fait baisser la prime, mais transforme le contrat en bouclier contre les sinistres lourds uniquement. Il n’y a pas de réponse universelle, mais quelques repères :

    • Si vous êtes locataire, avec un budget limité, évitez les franchises trop élevées sur les dégâts des eaux et l’incendie. Ce sont les sinistres les plus fréquents.
    • Si vous êtes propriétaire occupant avec un peu d’épargne, une franchise raisonnablement élevée peut réduire sensiblement le coût de l’assurance habitation tout en conservant une bonne garantie contre les gros sinistres.
    • Si vous louez votre bien (bailleur), adaptez la franchise à votre stratégie : voulez-vous couvrir aussi les « petits » dégâts, ou seulement les gros événements qui menacent réellement votre patrimoine ?

    Dernier point d’attention : en copropriété, il peut exister un « jeu » de franchises entre votre assurance habitation et celle de la copropriété (assurance de l’immeuble). Un même sinistre (dégât des eaux en parties communes qui touche votre appartement, par exemple) peut impliquer deux ou trois assureurs, chacun avec sa propre franchise. Lisez bien la répartition des responsabilités dans votre règlement de copropriété, et n’hésitez pas à demander à votre assureur d’expliquer, noir sur blanc, qui paie quoi en cas de sinistre complexe. Cela vous évitera d’être le payeur par défaut.

    Rachat de franchise et stratégies pour réduire le coût réel d’un sinistre

    Face au coût parfois élevé de la franchise, de plus en plus d’assurances proposent des options de « rachat de franchise ». Sur le papier, cela ressemble à une bonne affaire : vous payez un peu plus chaque année pour ne quasiment plus rien avoir à payer en cas de sinistre. En pratique, ces options doivent être examinées avec un œil froid et des chiffres.

    Le principe du rachat de franchise est simple : moyennant une surprime (un supplément de cotisation), la franchise prévue au contrat est réduite, voire supprimée, pour certains types de sinistres. Par exemple, pour votre auto, vous pouvez passer d’une franchise de 400 € à 0 € sur les dommages tous accidents, en ajoutant 10 à 20 € par mois à votre prime. En habitation, certaines options réduisent la franchise sur les dégâts des eaux ou le vol.

    Pour évaluer si cela vaut le coup, posez-vous une question basique : combien de sinistres avez-vous réellement eu sur les cinq ou dix dernières années, et de quel montant ? Si vous n’avez quasiment jamais de sinistre, payer tous les ans pour ne pas avoir de franchise est rarement judicieux. À l’inverse, si vous savez que vous êtes exposé (zone très cambriolée, conduite intensive, risques climatiques fréquents), la discussion mérite d’être menée.

    Voici une méthode simple :

    • Calculez le coût annuel de l’option de rachat de franchise (par exemple 180 € par an).
    • Regardez le montant de franchise économisé par sinistre (par exemple 400 € en auto).
    • Déduisez-en le « point mort » : à partir de combien de sinistres sur une période donnée l’option devient rentable ?

    Dans l’exemple ci-dessus, l’option vous coûte 180 € par an pour économiser 400 € à chaque sinistre. Sur deux ans, vous aurez payé 360 €. Si, sur ces deux années, vous avez un sinistre avec activation de la franchise, vous êtes globalement gagnant (400 € économisés pour 360 € payés). Si vous n’avez aucun sinistre, vous avez « perdu » 360 €. À vous d’apprécier la probabilité de déclarer un sinistre dans ce laps de temps.

    Attention aussi aux limites du rachat de franchise. Certaines options ne couvrent pas tous les sinistres, mais seulement certains (par exemple, pas les catastrophes naturelles, pas le vol, pas les sinistres avec alcoolémie…). Lisez bien le périmètre réel de cette garantie. De même, certains contrats parlent de « réduction » de franchise (par exemple, de 400 € à 150 €) et non d’une suppression totale. La nuance fait la différence sur votre budget.

    Une autre stratégie, plus prudente, consiste à ne pas racheter la franchise, mais à constituer de votre côté une épargne de précaution dédiée aux sinistres. Plutôt que de payer une surprime à l’assureur, vous mettez chaque mois une somme de côté (par exemple 20 ou 30 €) sur un compte sécurisé. En quelques années, vous disposez d’un fonds permettant d’absorber une ou deux franchises importantes, sans dépendre d’une option parfois coûteuse et restrictive.

    Enfin, pensez aux situations spécifiques où d’autres acteurs proposent un rachat de franchise, notamment dans la location de véhicules. Les loueurs d’auto proposent souvent des assurances complémentaires très chères pour supprimer ou réduire la franchise en cas de sinistre. Là encore, comparez :

    • Le coût total de cette option pour la durée de location.
    • Le montant maximal de la franchise à votre charge sans l’option.
    • Votre propre assurance auto ou carte bancaire, qui peut déjà inclure une garantie de rachat de franchise pour les véhicules de location.

    En résumé, le rachat de franchise peut être un outil intéressant, mais seulement si vous avez une vision claire des chiffres et des probabilités. Sans cela, vous risquez de payer cher pour vous « rassurer » sans que ce soit objectivement rentable.

    Comment choisir le bon montant de franchise dans votre police d’assurance

    Tout ramène à cette question : quel est le bon montant de franchise pour votre assurance auto, votre assurance habitation ou vos autres contrats ? Il n’existe pas de valeur magique, mais il existe une méthode rationnelle pour prendre une décision cohérente avec votre réalité financière et votre profil de risque.

    Le premier critère est votre capacité financière immédiate. Posez-vous une question très concrète : « Si demain j’ai un sinistre, de combien puis-je disposer sans mettre en danger mon budget courant ? » Si 300 € représentent déjà un effort très important, une franchise à 500 ou 600 € n’est pas réaliste. À l’inverse, si vous avez une épargne de précaution conséquente, vous pouvez accepter un montant de franchise plus élevé pour réduire votre prime annuelle.

    Le deuxième critère est la fréquence attendue des sinistres, selon votre situation :

    • En auto : kilométrage annuel, types de trajets (ville, autoroute), stationnement (garage, rue), antécédents de sinistres.
    • En habitation : type de logement (maison, appartement), étage, zone géographique (inondable, cambriolages fréquents, tempêtes), état des installations (plomberie, toiture).

    Plus vous êtes exposé, plus il est dangereux de miser sur une franchise très élevée. En clair, si vous êtes déjà « statistiquement » un client à incidents, allonger encore le montant qui restera à votre charge à chaque sinistre peut devenir très pénalisant.

    Le troisième critère, souvent oublié, est votre tolérance psychologique au risque. Certains préfèrent une prime plus élevée, mais la certitude de payer peu en cas de sinistre. D’autres acceptent l’idée de participer fortement au coût du sinistre, mais veulent alléger au maximum les prélèvements mensuels. Votre police d’assurance doit être adaptée à votre manière de vivre l’incertitude, pas à celle de votre voisin.

    Sur un plan pratique, voici une démarche possible pour optimiser votre franchise :

    • Listez vos principaux contrats (auto, habitation, éventuellement multirisque professionnelle si vous êtes indépendant).
    • Relevez pour chacun le montant actuel de la franchise pour les sinistres les plus fréquents.
    • Demandez à votre assureur (ou via un comparateur) une simulation de prime avec une franchise plus basse et une plus haute.
    • Comparez l’économie ou le surcoût annuel avec l’augmentation ou la diminution de la franchise.

    Exemple : votre assurance auto coûte 650 € par an avec une franchise de 300 €. On vous propose de passer la franchise à 600 € et de réduire la prime à 520 € par an. Vous économisez donc 130 € par an, mais prenez 300 € de risque de plus en cas de sinistre (600 € – 300 €). Si vous considérez une période de quatre ans, vous aurez économisé 520 € de prime. Si, dans cette période, vous n’avez aucun sinistre, vous êtes gagnant. S’il y a un sinistre, vous payez 300 € de plus que dans la configuration de départ, mais vous restez globalement gagnant (520 € d’économie – 300 € de surcoût = 220 €).

    Ce calcul n’est pas une science exacte, car nul ne connaît le futur. Mais il permet de rationaliser la discussion, au lieu de la laisser au seul terrain émotionnel. Au minimum, il vous aide à refuser des montants de franchise manifestement disproportionnés par rapport à l’économie de prime promise.

    Dernier conseil : ne laissez jamais un intermédiaire imposer une franchise sans explication. Demandez systématiquement :

    • Pourquoi ce montant-là et pas un autre ?
    • Quels scénarios types de sinistre le professionnel a en tête pour justifier ce choix ?
    • Quelles seraient les conséquences chiffrées d’une franchise +200 € ou –200 € sur votre prime ?

    Un bon conseiller en assurances doit être capable de répondre avec des exemples précis, pas avec des formules vagues du type « c’est ce que tout le monde prend ». Votre situation n’est pas « tout le monde ». Vous avez un budget, un logement, un véhicule, des contraintes et des projets qui vous sont propres. La franchise, loin d’être un petit mot perdu dans les conditions générales, est l’un des composants clés de votre protection financière. Mieux vous la comprendrez, mieux vous saurez choisir et négocier vos contrats pour qu’ils servent réellement vos intérêts, au meilleur coût possible.

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